Jim Putnam a écrit, composé et enregistré cet album seul, dans le studio qu’il s’est créé dans son jardin, Phase 4 Intergalactic Recording Facility. Outre sa voix, posée, harmonieuse et reconnaissable entre mille, Jim joue ici tous les instruments : tranquilles guitares, batteries et basses au groove planant, claviers analogiques aériens, ainsi que des cuivres et bois auxquels il fait la part belle, et qui jouent un rôle très important dans ce disque.
Les arrangements sont en effet l’un des aspects les plus séduisants de l’album. Chaque incursion de trompette et clarinette basse emmène son rock flottant vers de nouveaux territoires, comme si le Pink Floyd des seventies croisait Grandaddy.
Il y a aussi dans la musique de Jim Putnam une rythmique qui, certes, prend son temps, mais sans jamais lanciner. Ça sautille tranquillement, ça hoche la tête tout en douceur. Une sorte de session enfumée où se croiseraient Curtis Mayfield et Pavement ; et où ils reprendraient ensemble Dry the rain du Beta Band.
Politiquement, nous avons dû récemment nous confronter de nouveau à une Amérique qui nous révulse. Elle existe, certes, mais des retrouvailles artistiques, via Jim Putnam, avec cette Amérique-là, cette version alternative tout en nuances et en intelligence, fait un bien fou.
Mickaël Mottet
« Quelque part entre Grandaddy et Bonnie Prince Billy, celui qui ressemble aujourd’hui à un vieux sage (cheveux blancs et barbe blanche) semble mettre tout le monde d’accord : Jim Putnam est aussi discret qu’il est, déjà, une légende du songwriting. »
FROGGY’S DELIGHT
« On pense à Tim Keegan et à ses Departure Lounge, pour la sophistication pop et le sadcore rock folk, aux Radar Bros bien entendu qu’on aimerait ré-entendre un jour, le grand groupe de Putnam qui fait bien sûr ici tout tout seul. »
SUN BURNS OUT – news du 17 février 2025
« California-based indie veteran Jim Putnam has worn just about every hat imaginable in the music industry. This eponymous solo record on French label We Are Unique! recalls the assiduous songwriting from his previous Radar Brothers venture and beyond: a trusty slice of sunbaked comfort »
AQUARIUM DRUNKYARD
« L’ensemble de l’album se classe dans une atmosphère mélancolique aux élans symphoniques. Des sons aériens et de belles mélodies, mettent également en valeur le chant de Jim, s’élevant avec une légèreté délicate dans la brume matinale. »
PROG CRITIQUE
« Un des albums les plus attendus de l’année. Et qui n’a pas déçu. Premier album solo pour Jim Putnam, un des deux Radio Bros. Un disque de slowcore, empreint de nostalgie et de mélancolie, à la production ample, où la voix de Jim Putnam est invariablement superbe, et qui n’est pas sans rappeler, évidemment, son groupe de toujours. »
ILEFTWITHOUTMYHAT
« Une collection de chansons dans la lignée des splendides groupes lo-fi monocéphales tels que Sparklehorse, Grandaddy ou Flotation Toy Warning, toute en délicatesse et mélancolie et dont les chœurs et arrangements renvoient en écho à ceux des grands anciens, Beatles et Pink Floyd en tête »
BLINKING LIGHTS
« Putnam’s music often evokes a sense of quiet wonder, making him a hidden gem for fans of understated indie rock. »
RECENTMUSIC
California-based indie veteran Jim Putnam has worn just about every hat imaginable in the music industry. This eponymous solo record on French label We Are Unique! recalls the assiduous songwriting from his previous Radar Brothers venture and beyond: a trusty slice of sunbaked comfort. Coming as no surprise, the stark and layered orchestration comes courtesy of the journeyman playing all of the instruments himself . ..
im Putnam fait partie de ces artistes à la fois peu connus du grand public et qui ont pourtant marqué tout un pan de la musique indépendante récente.
Car ce génial touche-à-tout américain, bien né par ailleurs d’un père qui a fait beaucoup pour la musique, nous a enchantés durant deux décennies (de 1995, date du premier EP à 2013 date du dernier album) avec son groupe Radar Bros. De l’élégance pop de The Singing Hatchet au luxuriant et plus électrique Eight en passant par l’incontournable Auditorium, les Radar Bros nous auront fait aimer cette pop décomplexée, riche et qui ose tout (on pense souvent à Grandaddy).
Entre-temps, Jim Putnam a monté un studio d’enregistrement dans sa maison et sorti un album sous le nom de Mt. Wilson Repeater, mais rien de neuf du côté de Radar Bros depuis plus de 10 ans.
Il a aussi travaillé avec le français, et bien connu des colonnes de Froggy’s Delight puisqu’il y tient le podcast « Le morceau caché », Mickael Mottet (Angil) avec qui il a sorti un album en 2014 sous leur propre nom. Un très beau disque en forme de questions / réponses où l’un écrit les textes et l’autre la musique et inversement selon les morceaux.
Rien de surprenant donc, mais c’est totalement réjouissant de voir Jim Putnam signé enfin un album solo de son nom en ce début 2025 sur le label français We Are Unique! Records qui avait déjà publié l’album du duo sus-cité.
Entièrement écrit et réalisé chez lui, et par lui, cet album montre une fois de plus la maîtrise de Putnam non seulement pour l’écriture mais aussi pour la production. Tout y est impeccable, chaleureux et accueillant. On se sent bien dans ces 10 titres qui s’égrènent trop vite en 38 minutes. De la délicatesse de « Pillow track » qui ouvre le disque à la mélancolie hypnotique de « Here’s to you » qui le ferme, on passe un moment magnifiquement confortable au travers de ces 10 chansons qui nous enrobent de douceur. Quelque part entre Grandaddy et Bonnie Prince Billy, celui qui ressemble aujourd’hui à un vieux sage (cheveux blancs et barbe blanche) semble mettre tout le monde d’accord : Jim Putnam est aussi discret qu’il est, déjà, une légende du songwriting.
L’album n’existe à l’heure actuelle qu’en numérique par contre, mais avec cette si belle pochette (Putnam jeune), on rêve d’un beau vinyle, avec les paroles à l’intérieur, s’il vous plaît (c’est fait depuis – note du label). En attendant, foncez écouter ce merveilleux songwriter bien trop discret mais si réconfortant.
David Didier
Jim Putnam, le leader du groupe Radar Brothers (Radar Bros.), poursuit sa carrière solo et après avoir produit sous le nom de Mt. Wilson Repeater, plusieurs albums, il revient aujourd’hui avec un nouvel opus tout simplement intitulé « JIM PUTNAM », et dix titres où nous le retrouvons au meilleur de sa forme. Autant vous le dire tout de suite ce n’est pas du prog, mais nous y trouverons parfois quelques zestes.
L’ensemble de l’album se classe dans une atmosphère mélancolique aux élans symphoniques. Des sons aériens et de belles mélodies, mettent également en valeur le chant de Jim, s’élevant avec une légèreté délicate dans la brume matinale.
imageJim Putnam
Cet ensemble d’éléments apparaît immédiatement avec le morceau d’ouverture « Pillow Talk » qui pose les bases de ce que nous découvrirons, au fil de l’écoute, dans les dix titres présents sur l’album : un piano aux sonorités moites, une douce mélodie langoureuse, une abondance de cuivres et un chant diaphane. « Return To Jeurgen » enfonce le clou, piano calme et chant aérien avant de devenir plus intense et enthousiasmant avec une section médiane où le sax ajoute de belles couleurs chatoyantes. Contrairement à la mélancolie omniprésente du début de l’album, « Blue Shoes » et « Gold Axes » ajoutent par une présence plus prononcée de la guitare acoustique et électrique un reflet folk/rock, le tout avec des refrains entrainants dégageant une ambiance beaucoup plus joyeuse. Nous retrouvons dans ces deux titres ce qui faisait le charme indéniable de Radar Brothers.
L’instrumental « Lotus Bloom Flower » retombe dans la mélancolie et fait le pont avec « Worm From A Bird » au climat bucolique. Les choses deviennent plus théâtrales avec « Recurring Dream », la piste la plus longue et complexe de l’album, où les accords de guitare acoustique sont graves, des voix chuchotées en sa partie centrale poussent la chanson dans la pénombre, avant la reprise du chant et les élégants arrangements de cuivres.
Plus direct, « Butterfly » plonge dans un intimisme suave et touchant, avant de tomber sous le charme confortable de « Beautiful Things » un moment fort de l’album. Cette composition baigne dans une ambiance capiteuse, avec une touche pop délicieusement radieuse. De nature similaire, le dernier titre, « Here’s To You » exprime une atmosphère tout aussi attrayante soutenue par une subtile section de cuivres, une douceur des harmonies ainsi qu’une voix profonde et tendre.
« JIM PUTNAM » nous offre des compositions toutes plus réussies les unes que les autres, parfois sombres, souvent réconfortantes, mais incroyablement belles et reposantes. Un excellent album à découvrir absolument !
Gabriel – 4,5/5
Quelle ne fut donc pas ma surprise d’apprendre, au détour de la playlist mensuelle toujours aussi indispensable de Ben Laredo, que Jim Putnam, chanteur et leader des Radar Bros. (il est le seul du trio historique de départ à en être encore membre) se lançait enfin en solo, onze ans après un beau disque en duo avec Mickaël Mottet (plus connu sous le nom d’Angil, d’Angil and the Hiddentracks), déjà chez We Are Unique Records.
« Déjà » car c’est sur le label toulousain que ce premier album de Jim Putnam verra le jour. Un disque prévu pour le 28 mars prochain, qui ne devrait voir le jour qu’en digital (malheureusement), qui n’a pas encore de nom à l’heure qu’il est mais qui s’annonce par un somptueux Beautiful Things (en écoute aujourd’hui), slowcore empreint de nostalgie et de mélancolie, à la production ample, à l’orchestration foisonnante, où la voix de Jim Putnam est invariablement superbe, et qui n’est pas sans rappeler, évidemment, son groupe de toujours. Sans doute l’album le plus attendu de ce premier semestre chez moi.
C’est un petit bijou qui vient de sortir sur We Are Unique! Records et que j’ai découvert via le grand manitou de ce label, Mickael Mottet, artiste accompli que je suis avec attention tant ses productions variées survolent d’une manière générale celle de la plupart de ses concitoyens. Grand fan de Radar Bros. (groupe que je n’ai pas encore écouté), le stéphanois a encouragé leur leader Jim Putnam à sortir ce premier album solo éponyme. Une collection de chansons dans la lignée des splendides groupes lo-fi monocéphales tels que Sparklehorse, Grandaddy ou Flotation Toy Warning, toute en délicatesse et mélancolie et dont les chœurs et arrangements renvoient en écho à ceux des grands anciens, Beatles et Pink Floyd en tête. Mais attention, le maitre mot de Jim Putnam reste la sobriété, et les claviers, cuivres, piano ou guitare acoustique sont dosés d’une main experte, au service d’un chant chaleureux et de rêves éveillés qu’on ne se lasse pas de parcourir. Travail d’orfèvre que ces enchainements imperceptibles qui composent un tableau unique mais loin d’être monochrome. A tout ceux qui rêvent d’un successeur au Deserter’s Song mais savent pertinemment qu’il ne viendra plus de Mercury Rev, je conseille ce Jim Putnam consolateur, qu’on rêverait d’écouter en vinyle dans son fauteuil favori à la nuit tombée. Il faut pour l’instant se contenter d’une écoute digitale, mais c’est déjà un superbe cadeau.
Jim Putnam is a talented indie rock musician hailing from Los Angeles, best known as the founder, lead vocalist, and guitarist of the band Radar Bros. (sometimes styled as Radar Brothers). He kicked off the project in the mid-1990s, drawing inspiration from slowcore and psychedelic sounds, and the band quickly gained a cult following with their dreamy, atmospheric tunes. Over the years, they’ve dropped several acclaimed albums on labels like Merge Records, including standouts like « The Singing Hatchet » (1999) and « And the Surrounding Mountains » (2002), blending mellow vibes with introspective lyrics that feel like a hazy road trip through the California desert.
Beyond Radar Bros., Putnam has explored solo work and collaborations, releasing music that keeps his signature laid-back style intact. He’s also dabbled in production and has ties to the local music scene, including stints with shoegaze outfit The Lassie Foundation. Whether fronting his band or going it alone, Putnam’s music often evokes a sense of quiet wonder, making him a hidden gem for fans of understated indie rock.



